{"id":107,"date":"2017-02-07T17:58:53","date_gmt":"2017-02-07T17:58:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.smtp-server.net\/?p=107"},"modified":"2017-01-10T13:59:48","modified_gmt":"2017-01-10T13:59:48","slug":"lhebergement-web-open-smtp-et-le-droit-emergent-de-linternet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.smtp-server.net\/fr\/lhebergement-web-open-smtp-et-le-droit-emergent-de-linternet\/","title":{"rendered":"Open SMTP - H\u00e9bergement Web et droit \u00e9mergent de l'Internet"},"content":{"rendered":"<p>Avec l'augmentation des actions en justice relatives \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle sur Internet, la question est devenue la suivante : comment le droit de l'Internet va-t-il suivre les questions relatives \u00e0 la libert\u00e9 d'expression - et dans quelle mesure ces lois affecteront-elles le secteur de l'h\u00e9bergement Web dans son ensemble ? Les ramifications de certains litiges r\u00e9cents sur l'internet et leur impact sur le secteur de l'h\u00e9bergement web sont pr\u00e9sent\u00e9s et examin\u00e9s ci-dessous.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><em><strong>Litiges en mati\u00e8re de brevets <\/strong><\/em><\/p>\n<p>R\u00e9cemment, une entreprise canadienne a invoqu\u00e9 une violation d'un brevet dont elle est propri\u00e9taire, concernant le Resource Description Framework (RDF), un logiciel bas\u00e9 sur le langage de balisage extensible (XML). Gr\u00e2ce \u00e0 cette technologie, les programmeurs peuvent \u00e9crire des logiciels permettant d'acc\u00e9der \u00e0 des ressources web, telles que le contenu des pages web, les fichiers musicaux et les photos num\u00e9riques.  La soci\u00e9t\u00e9 UFIL Unified Data Technologies, bas\u00e9e \u00e0 Vancouver, d\u00e9tient le brevet am\u00e9ricain 5,684,985, une \u201dm\u00e9thode et un appareil utilisant des identificateurs de liens ex\u00e9cut\u00e9s lors de l'acc\u00e8s \u00e0 un n\u0153ud d'information endo-dynamique\u2019, d\u00e9livr\u00e9 en novembre 1997. Selon le site web de Patent Enforcement and Royalties Ltd.   (PEARL), pas moins de 45 entreprises pourraient enfreindre les brevets.  On pense que le brevet pourrait \u00e9galement porter atteinte \u00e0 la norme RDF Site Summary (contenu web r\u00e9dig\u00e9 dans un langage autre que le HTML). Par exemple, le RSS (d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 l'origine par Netscape Communications, aujourd'hui propri\u00e9t\u00e9 d'AOL Time Warner), permet aux sites web d'\u00e9changer des informations et du contenu.<br \/>\nLe World Wide Web Consortium (W3C), qui \u00e9value et recommande des normes pour les technologies web, a approuv\u00e9 la norme RDF. Le PEARL s'est engag\u00e9 \u00e0 travailler avec l'UFIL pour faire respecter les revendications depuis 1999. Selon les informations publi\u00e9es par le W3C, Daniel Weitzner, responsable du domaine Technologie et soci\u00e9t\u00e9, a indiqu\u00e9 que le consortium n'avait pas \u00e9t\u00e9 contact\u00e9 directement au sujet de la question des brevets. M. Weitzner a d\u00e9clar\u00e9 : \u201dNous consid\u00e9rons qu'il est tr\u00e8s important que les sp\u00e9cifications technologiques fondamentales telles que RDF puissent \u00eatre mises en \u0153uvre en l'absence de droits d'auteur. Si nous apprenons que ce n'est pas possible, nous serons attentifs aux droits de propri\u00e9t\u00e9 l\u00e9gitimes, mais en m\u00eame temps, RDF a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 de mani\u00e8re ouverte par un tr\u00e8s grand nombre de membres de la communaut\u00e9 du web\u201d.\u201d<em><strong>Questions relatives \u00e0 la libert\u00e9 d'expression <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Un m\u00e9moire d'amicus curiae a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 par Yahoo Inc. dans le cadre de son proc\u00e8s contre LaLigue contre le Racisme et l'Antis\u00e9mitisme, affaire n\u00b0 01-17424 (9th Cir.). Plus tard dans l'ann\u00e9e, une cour d'appel f\u00e9d\u00e9rale d\u00e9cidera si la loi anti-discrimination fran\u00e7aise peut ou non restreindre la libert\u00e9 d'expression sur les sites web bas\u00e9s aux \u00c9tats-Unis et accessibles en France. <\/p>\n<p>En 2000, un tribunal de Paris a jug\u00e9 que le site web Yahoo ! violait la loi fran\u00e7aise, car ses utilisateurs proposaient \u00e0 la vente certains objets nazis. Afin de forcer le respect de l'ordonnance, les plaignants fran\u00e7ais doivent demander l'ex\u00e9cution de la d\u00e9cision \u00e0 un tribunal am\u00e9ricain. En r\u00e9ponse, Yahoo ! a demand\u00e9 une d\u00e9cision d\u00e9claratoire et un tribunal f\u00e9d\u00e9ral de district a jug\u00e9 que l'application de l'ordonnance fran\u00e7aise violerait le premier amendement. L'affaire est actuellement en appel. L'affaire Yahoo ! soul\u00e8ve la question de savoir si l'internet doit \u00eatre r\u00e9gi par une myriade de lois de censure locales dans le monde entier. Les tribunaux am\u00e9ricains ont toujours consid\u00e9r\u00e9 qu'Internet devait b\u00e9n\u00e9ficier du plus haut degr\u00e9 de protection du premier amendement. <em><strong>Brevets et propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de Web.com <\/strong><strong>avec la soci\u00e9t\u00e9 d'h\u00e9bergement Web Hostopia <\/strong><\/em><\/p>\n<p>En juillet 2006, Web.com, le g\u00e9ant de l'h\u00e9bergement web, de la gestion de courrier \u00e9lectronique, du commerce \u00e9lectronique et des applications commerciales en ligne, bas\u00e9 \u00e0 Atlanta, est devenu le premier fournisseur d'acc\u00e8s \u00e0 Internet,<br \/>\na conclu un accord de licence non exclusive avec la soci\u00e9t\u00e9 d'h\u00e9bergement Web Hostopia.com Inc. accordant \u00e0 Hostopia les droits sur deux des brevets de Web.com pour une p\u00e9riode de cinq ans, sur une base non transf\u00e9rable. Le portefeuille de 19 brevets am\u00e9ricains enregistr\u00e9s et de nombreux brevets en cours d'enregistrement de Web.com porte sur plusieurs technologies essentielles au secteur de l'h\u00e9bergement web.<br \/>\nLes brevets sous licence couvrent largement les m\u00e9thodes de construction de sites web et les panneaux de contr\u00f4le d'h\u00e9bergement web.  Selon l'accord, Hostopia versera \u00e0 Web.com une redevance \u00e9gale \u00e0 10% de leurs recettes brutes de vente au d\u00e9tail aux \u00c9tats-Unis pendant cinq ans. En outre, les soci\u00e9t\u00e9s ont conclu un accord de licences crois\u00e9es dans lequel Web.com s'est vu accorder des droits sur des milliers de mod\u00e8les de sites Web HTML et FLASH, ainsi qu'une licence sur d'autres propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles \u00e0 l'avenir, sans frais suppl\u00e9mentaires. Les soci\u00e9t\u00e9s ont \u00e9galement convenu d'un engagement mutuel de ne pas intenter de proc\u00e8s pour violation de brevet.<br \/>\nLes porte-parole de Web.com ont d\u00e9clar\u00e9 ce qui suit au sujet de l'accord de licence avec Hostopia :<br \/>\n\u201dWeb.com poss\u00e8de un portefeuille de 19 brevets enregistr\u00e9s et plusieurs autres brevets en attente.  Les brevets de Web.com portent sur un certain nombre de technologies cl\u00e9s qui sont essentielles pour les secteurs de l'h\u00e9bergement Web et des services logiciels en tant que tels.    La premi\u00e8re transaction de licence de brevet de Web.com a \u00e9t\u00e9 une \u00e9tape importante pour la soci\u00e9t\u00e9, car elle a valid\u00e9 la conviction de Web.com quant \u00e0 la valeur de ses brevets.  Hostopia a vers\u00e9 \u00e0 Web.com un montant correspondant approximativement \u00e0 10% des revenus de d\u00e9tail d'Hostopia aux \u00c9tats-Unis sur une p\u00e9riode de cinq ans.    Web.com a l'intention d'utiliser ses droits de brevet comme un moyen d'\u00e9tendre sa marque et sa technologie afin de cr\u00e9er de la valeur pour ses actionnaires et de prot\u00e9ger ses innovations\u201d.\u201d<br \/>\nEn ce qui concerne la l\u00e9galit\u00e9 du contenu Internet, le repr\u00e9sentant de Web.com a d\u00e9clar\u00e9 : \u201dLes propri\u00e9taires de sites web et autres auteurs (comme les blogueurs, par exemple) sont propri\u00e9taires du contenu qu'ils cr\u00e9ent en vertu des principes g\u00e9n\u00e9raux de la loi sur le droit d'auteur.  La loi sur le droit d'auteur accorde \u00e0 l'auteur de toute \u201c\u0153uvre\u201d le droit exclusif de copier et de reproduire cette \u0153uvre.  La loi sur le droit d'auteur s'applique non seulement \u00e0 l'\u00e9crit, mais aussi \u00e0 la musique, aux \u0153uvres dramatiques (comme les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et les mouvements), \u00e0 l'art, \u00e0 la sculpture et \u00e0 toute autre forme d'expression cr\u00e9ative fix\u00e9e sur un support mat\u00e9riel.  Les conflits surgissent facilement sur le web, car la technologie du web permet aux utilisateurs de copier et de t\u00e9l\u00e9charger facilement du contenu, y compris de la musique, des vid\u00e9os, des images et du texte.  Si l'auteur d'un article peut ne pas s'opposer \u00e0 ce qu'un internaute \u00e9tablisse un lien vers un article copi\u00e9, il s'opposera \u00e0 ce que quelqu'un copie son article et le republie comme s'il s'agissait d'un nouvel article.    En g\u00e9n\u00e9ral, les h\u00e9bergeurs ne sont pas responsables si l'un de leurs clients viole les droits d'un d\u00e9tenteur de droits d'auteur en copiant ill\u00e9galement du contenu sur le site web du client.  Le Digital Millennium Copyright Act cr\u00e9e une \u201csph\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9\u201d pour les h\u00e9bergeurs qui suivent une proc\u00e9dure sp\u00e9cifique pour r\u00e9pondre aux notifications des d\u00e9tenteurs de droits d'auteur all\u00e9guant une violation des droits d'auteur \u00e0 partir du contenu du site web d'un client.  Entre autres exigences, l'h\u00e9bergeur doit suspendre le site web d'un client apr\u00e8s avoir re\u00e7u une mise en demeure conforme aux exigences de la loi.  L'h\u00e9bergeur peut toutefois ressusciter le site du client si ce dernier r\u00e9pond par une d\u00e9claration sous serment dans laquelle il nie toute infraction, pour autant que la d\u00e9n\u00e9gation du client satisfasse \u00e9galement \u00e0 la loi.    Tant que l'h\u00e9bergeur respecte les exigences sp\u00e9cifiques de la loi, il n'est pas responsable m\u00eame si un tribunal d\u00e9termine en fin de compte que son client a viol\u00e9 les droits d'auteur d'une autre partie\u201d.\u201d<br \/>\nEn ce qui concerne les conflits entre le contenu et la marque, le porte-parole de Web.com poursuit en rappelant que \u201dles conflits entre la marque et le contenu sont plus difficiles \u00e0 g\u00e9rer pour les h\u00e9bergeurs\u201c : \u201dLes litiges relatifs aux marques d\u00e9pos\u00e9es sont toutefois plus difficiles \u00e0 g\u00e9rer pour les h\u00e9bergeurs.  Contrairement au droit d'auteur, qui prot\u00e8ge l'auteur d'une \u0153uvre originale, le droit des marques prot\u00e8ge la marque d'un vendeur de biens ou de services.    Une infraction potentielle au droit d'auteur est souvent facile \u00e0 d\u00e9celer si le site en infraction copie de mani\u00e8re flagrante des mots ou des images prot\u00e9g\u00e9s par le droit d'auteur.  La violation du droit des marques est en revanche plus d\u00e9licate \u00e0 rep\u00e9rer, car le droit des marques ne s'\u00e9tend le plus souvent qu'au \u201cchamp d'utilisation\u201d couvert par les produits ou services du d\u00e9tenteur.    Par exemple, si l'entreprise A vend des gadgets \u201cBrandName\u201d, elle peut avoir des droits de marque sur \u201cBrandName\u201d.  Mais, dans la plupart des cas, les droits de l'entreprise A n'emp\u00eacheront pas l'entreprise B d'utiliser le nom de marque pour vendre des produits ou des services diff\u00e9rents de ceux vendus par l'entreprise A. Le probl\u00e8me qui se pose aux h\u00e9bergeurs de sites web est le suivant : le site web d'un client fait la publicit\u00e9 de produits ou de services portant le nom de marque, mais un tiers revendique des droits de marque sur le \u201cnom de marque\u201d.  Comment l'h\u00e9bergeur peut-il savoir si les droits du tiers sont sup\u00e9rieurs ?  Comment l'h\u00e9bergeur peut-il savoir si les produits du client entrent dans le \"champ d'utilisation\" du tiers ?\u201d<\/p>\n<p>Pour \u00e9viter d'\u00eatre tenus pour responsables de la participation d'un client \u00e0 une \u00e9ventuelle contrefa\u00e7on de marque, les h\u00e9bergeurs avis\u00e9s mettront au point des proc\u00e9dures \u00e0 suivre pour r\u00e9pondre aux all\u00e9gations de contrefa\u00e7on de marque et pour veiller \u00e0 ce que les clients r\u00e8glent ces r\u00e9clamations.  Entre autres choses, un h\u00e9bergeur avis\u00e9 veillera \u00e0 ce que son contrat de client\u00e8le oblige le client \u00e0 r\u00e9soudre ces r\u00e9clamations et \u00e0 indemniser l'h\u00e9bergeur pour toute responsabilit\u00e9 qu'il pourrait avoir en cas de manquement de la part du client \u00e0 cette obligation\u201d.\u201d<br \/>\nLe repr\u00e9sentant de Web.com a conclu en commentant la question de la responsabilit\u00e9 en mati\u00e8re de publication : \u201dUn autre type de probl\u00e8me de contenu potentiel pour les h\u00e9bergeurs de sites web concerne la responsabilit\u00e9 en mati\u00e8re de diffamation.      La diffamation est une cause d'action (ou un proc\u00e8s potentiel) qui survient lorsqu'une partie publie une fausse d\u00e9claration, en sachant qu'elle est fausse, et que cette publication porte pr\u00e9judice \u00e0 une autre personne.    Par exemple, si un client publie sur son site web la d\u00e9claration suivante : \u201cLes produits de la soci\u00e9t\u00e9 X causent le cancer\u201d, et s'il savait que cette d\u00e9claration \u00e9tait fausse, il pourrait \u00eatre tenu responsable de diffamation envers la soci\u00e9t\u00e9 X. Si le client croyait honn\u00eatement que la d\u00e9claration \u00e9tait vraie, il ne serait g\u00e9n\u00e9ralement pas tenu responsable.    La responsabilit\u00e9 pour diffamation rendrait le secteur de l'h\u00e9bergement web impossible s'il n'y avait pas la loi sur la d\u00e9cence des communications (Communications Decency Act) adopt\u00e9e par le Congr\u00e8s \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990.    En vertu de cette loi, les h\u00e9bergeurs et autres \u201cfournisseurs de services Internet\u201d ne sont pas responsables des publications (ou d\u00e9clarations) de leurs clients tant qu'ils ne contribuent pas \u00e0 ces d\u00e9clarations.\u201c<\/p>\n<p><em><strong>IBM c. Amazon.com <\/strong><\/em><br \/>\nAmazon.com est impliqu\u00e9 dans un litige en mati\u00e8re de brevets avec IBM, dans le cadre de deux actions en justice distinctes. Cinq brevets auraient \u00e9t\u00e9 viol\u00e9s depuis les ann\u00e9es 1980, tous concernant le catalogage et le r\u00e9f\u00e9rencement des donn\u00e9es, y compris la modification du contenu en ligne.  Des communiqu\u00e9s de presse publi\u00e9s par IBM indiquent que les n\u00e9gociations en cours depuis 2002 ont \u00e9chou\u00e9, que des centaines d'autres entreprises ont acquis des licences sur les m\u00eames brevets et qu'IBM a tent\u00e9 de n\u00e9gocier des accords de licence avec Amazon. \u00c9tant donn\u00e9 qu'Amazon.com repose en grande partie sur les technologies web et la capacit\u00e9 de traiter rapidement des transactions sur l'internet, il semblerait que s'il s'agissait d'une simple question de licence, il n'y aurait pas de probl\u00e8me. Il se peut qu'elle estime que les brevets d'IBM sont trop larges et couvrent des technologies qu'elle a elle-m\u00eame d\u00e9velopp\u00e9es en interne.<\/p>\n<p><em><strong>Neutralit\u00e9 du Net <\/strong><\/em><br \/>\nL'un des aspects les plus importants de la libert\u00e9 d'expression sur l'internet est qu'aucune partie ne le poss\u00e8de ou ne le contr\u00f4le. Cependant, alors que les soci\u00e9t\u00e9s de t\u00e9l\u00e9phonie et de num\u00e9risation continuent de se d\u00e9velopper par le biais de fusions et d'acquisitions, les lois relatives \u00e0 l'internet, ainsi que les concepts et les questions qui les r\u00e9gissent, sont devenues une pr\u00e9occupation nouvelle et l\u00e9gitime pour tous les net-citoyens.<br \/>\nDes questions telles que la neutralit\u00e9 des r\u00e9seaux (\u201dnet\u201d) sont devenues des domaines juridiques contest\u00e9s aux \u00c9tats-Unis. Les g\u00e9ants de l'internet, tels que Google, eBay et Amazon, craignent que les propri\u00e9taires de r\u00e9seaux ne cr\u00e9ent un syst\u00e8me internet biais\u00e9, \u00e0 deux vitesses, en pla\u00e7ant injustement les services de t\u00e9l\u00e9communications en premier, en plus de la crainte que les propri\u00e9taires de r\u00e9seaux ne cherchent \u00e0 censurer ou \u00e0 bloquer enti\u00e8rement le contenu \u00e0 leur propre discr\u00e9tion, cr\u00e9ant ainsi une partialit\u00e9. Les termes du d\u00e9bat opposent les neutralistes (tels que les plus grands fournisseurs de contenu de l'internet) aux partisans de la libert\u00e9 de march\u00e9 (y compris les soci\u00e9t\u00e9s de t\u00e9l\u00e9communications) qui s'opposent \u00e0 une telle r\u00e9glementation, la jugeant contre-productive, voire inconstitutionnelle.<\/p>\n<p>Il n'en reste pas moins que l'exercice des droits associ\u00e9s \u00e0 la libert\u00e9 d'expression et \u00e0 l'Internet accorde une grande importance au jugement et \u00e0 la responsabilit\u00e9 de ceux qui l'utilisent, tant en ce qui concerne les informations qu'ils acqui\u00e8rent que celles qu'ils diffusent. Pour que les soci\u00e9t\u00e9s d'h\u00e9bergement Web puissent survivre, il est essentiel que les consommateurs r\u00e9alisent et comprennent que lorsqu'ils obtiennent des informations sur Internet, les soci\u00e9t\u00e9s d'h\u00e9bergement Web ne peuvent pas contr\u00f4ler, v\u00e9rifier, garantir ou se porter garantes de l'exactitude et de la qualit\u00e9 des informations disponibles.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, certains \u00e9l\u00e9ments publi\u00e9s sur l'internet peuvent \u00eatre sujets \u00e0 des violations de brevets et\/ou de droits d'auteur, \u00eatre jug\u00e9s inappropri\u00e9s pour certains \u00e2ges ou \u00eatre offensants de quelque mani\u00e8re que ce soit. Les soci\u00e9t\u00e9s d'h\u00e9bergement Web n'\u00e9tant pas en mesure de surveiller ou de censurer l'Internet, elles ne peuvent accepter aucune responsabilit\u00e9 pour les cons\u00e9quences pouvant r\u00e9sulter de communications Internet potentiellement contrefaites, inexactes, offensantes, inappropri\u00e9es ou autrement ill\u00e9gales.<br \/>\nBien qu'il soit attendu de chaque utilisateur qu'il fasse preuve de bon sens et de discernement en ce qui concerne les services qu'il utilise sur l'internet, les soci\u00e9t\u00e9s d'h\u00e9bergement de sites web ont mis en place des conditions de service qui r\u00e9gissent notamment le spamming et le maintien de relais SMTP ouverts. En fin de compte, il appartient aux utilisateurs de faire preuve du meilleur jugement possible lorsqu'ils se fient \u00e0 des informations obtenues sur Internet. Lorsque les utilisateurs et\/ou les consommateurs diffusent des informations sur l'internet, ils doivent \u00e9galement garder \u00e0 l'esprit que les soci\u00e9t\u00e9s d'h\u00e9bergement de sites web ne v\u00e9rifient pas, n'\u00e9ditent pas, ne censurent pas et n'assument pas la responsabilit\u00e9 des informations que leurs utilisateurs, clients ou abonn\u00e9s peuvent cr\u00e9er.  La m\u00eame responsabilit\u00e9 que celle des autres auteurs pour la violation des droits d'auteur, la diffamation et d'autres discours pr\u00e9judiciables s'applique aux utilisateurs de l'internet.<br \/>\nL'issue des r\u00e9cents litiges relatifs aux brevets sur l'Internet commencera tr\u00e8s certainement \u00e0 cr\u00e9er des pr\u00e9c\u00e9dents<\/p>\n<p>Dans de nombreux cas, il est demand\u00e9 au juge et\/ou au jury de se prononcer sur de profondes questions d'\u00e9quivalence technologique par rapport \u00e0 une technologie qui \u00e9volue rapidement \u00e0 un moment donn\u00e9, ce qui peut avoir une incidence consid\u00e9rable sur la mani\u00e8re dont nous continuons \u00e0 exercer nos activit\u00e9s sur l'internet et sur les lois futures qui pourraient r\u00e9sulter de ces litiges.<br \/>\nDe nombreux brevets ont des implications qui vont bien au-del\u00e0 de l'infraction pr\u00e9sum\u00e9e sp\u00e9cifi\u00e9e. Un brevet jug\u00e9 valide par un jury acquiert plus que le statut normal de \u201dpr\u00e9somption de validit\u00e9\u201d, en ce sens qu'il peut \u00eatre utilis\u00e9 contre d'autres parties. Toutes les parties futures, qu'elles soient ou non parties au proc\u00e8s, sont concern\u00e9es.  Par cons\u00e9quent, les proc\u00e8s relatifs \u00e0 la validit\u00e9 des brevets ont le pouvoir d'avoir un impact sur bien plus que les deux parties impliqu\u00e9es, contrairement \u00e0 d'autres litiges commerciaux.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que le droit de l'internet, dans son ensemble, se trouve encore en grande partie en territoire inconnu, la question du r\u00f4le positif que le gouvernement peut jouer dans un r\u00e9gime r\u00e9glementaire reste \u00e0 d\u00e9terminer.  Si l'on ajoute \u00e0 cela la crainte que les lois sur les nouvelles technologies ne permettent aux gouvernements ou aux grandes entreprises d'opprimer la soci\u00e9t\u00e9, en leur donnant les moyens de bloquer les droits \u00e0 la libert\u00e9 d'expression, tels que la consultation de documents publi\u00e9s et d'autres formes de censure, le spectre des opinions sur la r\u00e9glementation de l'internet peut sembler infini.   La seule chose dont nous sommes certains, c'est que l'internet est l\u00e0 pour rester. En tant que telles, les questions fondamentales entourant l'essence et l'immensit\u00e9 de l'internet, telles que la libert\u00e9 d'expression, la neutralit\u00e9 du r\u00e9seau, la violation des brevets et des contenus, continueront d'\u00eatre au premier plan. La mani\u00e8re dont le Congr\u00e8s se prononcera sur les projets de loi relatifs \u00e0 la neutralit\u00e9 de l'internet, la loi sur les communications, le choix du consommateur et le d\u00e9ploiement de la large bande au S\u00e9nat, et la loi sur la libert\u00e9 de l'internet et la non-discrimination \u00e0 la Chambre des repr\u00e9sentants, aura une incidence sur la mani\u00e8re dont le public continuera \u00e0 utiliser l'internet et, en fin de compte, pourra d\u00e9terminer le succ\u00e8s ou l'\u00e9chec des entreprises en ligne et des soci\u00e9t\u00e9s d'h\u00e9bergement web.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>With Internet-based intellectual property lawsuits on the rise, the question has become: how will Internet law keep up with the freedom of speech issues &#8211; and, to what degree will these laws affect the web hosting industry as a whole? 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